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![]() Photo: THE ASSOCIATED PRESS/Alvaro BarrientosInternational | Vendredi 27 jun 2008 | 13:15Les parlementaires basques approuvent un projet de référendum controversé |
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Par Alberto Letona, THE ASSOCIATED PRESS
VITORIA, Espagne - Le Parlement régional basque a approuvé vendredi un projet de référendum controversé prévoyant une consultation sur l'autodétermination. Le gouvernement espagnol s'est aussitôt engagé à bloquer ce référendum non contraignant qu'il juge inconstitutionnel. "Le plan fera l'objet d'un recours et sera suspendu", a déclaré Maria Teresa Fernandez, vice-présidente du gouvernerment espagnol.
Le gouvernement va saisir le Tribunal constitutionnel, dont l'examen aura pour effet de suspendre automatiquement le projet de consultation populaire, que les autorités basques souhaitent organiser le 25 octobre. Pour Madrid, ce référendum est inconstitutionnel dans la mesure où seul le gouvernement espagnol, et non une administration régionale, peut autoriser un tel vote.
Le référendum permettrait de soumettre deux questions au vote. La première consisterait à demander aux électeurs basques s'ils sont favorables à une solution négociée concernant le conflit séparatiste si l'organisation ETA est prête à mettre fin à la violence.
Dans la seconde question, les électeurs auraient à dire s'ils acceptent que tous les partis politiques basques oeuvrent en faveur d'un accord sur le droit des Basques à décider de leur avenir et que cet accord fasse l'objet d'un second référendum avant la fin 2010.
Par 34 voix pour, 33 contre et sept abstentions, les membres du Parlement ont approuvé le projet de consultation populaire. Un seul député était absent. Le gouvernement régional basque, dirigé par une coalition de trois partis nationalistes basques modérés ne disposant pas de la majorité, a obtenu l'aide vendredi d'un parti pro-indépendantiste qui soutient ETA.
Le Parti communiste des Terres basques a autorisé l'un de ses neuf députés à voter en faveur du référendum.
Le chef du gouvernement régional basque Juan Jose Ibarretxe avait émis l'idée d'organiser cette consultation à la fin de l'an dernier dans le cadre d'une "feuille de route" à la suite de l'effondrement des négociations entre le gouvernement espagnol et ETA.
Dans un débat avant le vote de vendredi, il a démenti que ce référendum était porteur de divisions, et a jugé qu'il n'y avait rien de mal à demander simplement aux électeurs ce qu'ils veulent.
"La démocratie ne consiste pas à empêcher la société d'avoir une opinion et de l'exprimer" mais elle consiste "plutôt à consulter, entendre les désirs des citoyens et les respecter", a-t-il observé.
Juan Jose Ibarretxe est aussi critiqué pour être revenu sur l'engagement d'organiser un référendum à la condition que l'organisation séparatiste ETA, dont la lutte armée a coûté la vie à 825 personnes depuis 1968, mette un terme aux attentats.
Les membres d'ETA ont perpétré plus de 20 attentats depuis qu'ils ont mis fin à un cessez-le-feu en décembre 2006 en commettant une attaque à la voiture piégée qui a fait deux morts dans le parking d'un aéroport de Madrid.
Le groupe est tenu responsable du meurtre de deux gardes civils espagnols tués dans le sud de la France en décembre 2007, d'un homme politique basque en mars avant les législatives espagnoles et d'un autre policier au mois de mai.
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