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Le commissaire de la police ontarienne conteste ceux qui réclament son renvoi

National | Lundi 21 jui 2008 | 21:15

Le commissaire de la police ontarienne conteste ceux qui réclament son renvoi

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LA PRESSE CANADIENNE

TORONTO - Le commissaire de la police provinciale ontarienne, Julian Fantino, qui est critiqué pour avoir menacé un Amérindien en tentant de négocier le règlement d'un conflit avec des manifestants autochtones, l'été dernier, a rompu son silence lundi et rejeté les appels de ceux qui réclament son renvoi.

Les propos controversés de M. Fantino ont été rendus publics la semaine dernière, à la suite de la levée d'une ordonnance de non-publication à l'enquête préliminaire du manifestant, Shawn Brant. Selon les transcriptions des appels téléphoniques enregistrés et du propre témoignage de M. Fantino en cour, ce dernier menace M. Brant de faire tout ce qu'il pourra pour détruire sa réputation (...) si l'affrontement avec la police ne prend pas fin.

Dans sa déclaration de lundi, M. Fantino se dit déçu de la façon dont certains médias et politiciens ont présenté ce qui n'était que la négociation réussie et le règlement pacifique d'une situation "tendue et potentiellement explosive".

Répondant à ceux qui demandent au gouvernement ontarien de congédier M. Fantino, le premier ministre, Dalton McGuinty, a réitéré lundi son appui au controversé commissaire.

Selon un porte-parole du Nouveau Parti démocratique, les propos litigieux de M. Fantino contredisent les recommandations faites moins d'un mois plus tôt par une commission d'enquête publique, qui invitait la police à forger de nouvelles relations avec les communautés autochtones ontariennes. L'enquête portait sur la mort de Dudley George, tué en 1995 par un tireur d'élite de la police ontarienne au cours des événements ayant entouré l'occupation du Parc provincial Ipperwash par des protestataires autochtones.

Shawn Brant est sous le coup de neuf accusations reliées à la manifestation de juin dernier, qui a entraîné la fermeture d'une portion de l'autoroute 401 et d'une voie ferrée du Canadien National, dans le cadre d'une journée de protestation nationale des premières nations.

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