Sports | Dimanche 06 jui 2008 | 15:25«Comme dans Days of Thunder» |
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Selon le pilote de Joliette, il s'agit là d'un résultat inespéré.
«C'était une voiture pratiquement impossible à conduire, avec énormément de survirage.»
En début de course, son équipe priait le ciel pour qu'un drapeau jaune soit déployé, afin d'effectuer des ajustements à la voiture. Pour se faire, ils avaient besoin d'un arrêt aux puits de 45 secondes. Selon Carpentier, l'angle donné à sa roue droite aurait assurément causé une crevaison après les quinze premiers tours.
Il a heureusement profité d'informations cruciales de la part de ses coéquipiers Kasey Kahne et Elliot Sadler. Son équipe n'était pas chaude à l'idée d'aller acquérir ce type d'informations au début de l'année. Ils y voyaient un constat d'échec. Mais les choses ont changé et il s'agit en quelque sorte d'un retour d'ascenseur puisque Carpentier avait apporté du soutien à Kahne pour la course de Sonoma, en circuit routier.
Une nette progression au classement
Grâce à cette belle performance, la voiture #10 passe de 350 à 250 points de la cruciale 35e position permettant une qualification automatique.
S'il parvient à enrayer l'écart, il pourra davantage préparer la voiture en fonction des courses plutôt que de prioriser les qualifications.
Samedi, il a eu besoin de 100 tours (sur 160) pour ajuster complètement la voiture en réglage de course. Et encore là, certaines modifications qui l'auraient rendu plus rapide, ne pouvaient être faites comme, par exemple, l'angle du différentiel.
Une fin spectaculaire
On a eu droit à de nombreuses collisions en fin de course, ce qui a fait dire à Carpentier qu'il se sentait comme dans le mythique film mettant en vedette Tom Cruise, Days of Thunders.
Carpentier s'estime chanceux d'avoir bénéficié d'un train de pneus neuf pour les deux derniers tours, car si tel n'avait pas été le cas, «Sam Hornish m'aurait sorti de piste». C'est l'adhérence de ses nouvelles gommes qui est venu sauver sa soirée de travail.
Dans la dernière relance, le Québécois a collé sa voiture au mur pendant une grande partie du virage en s'efforçant de ne pas lever le pied afin de gagner quelques positions.
«Je voyais qu'en avant de moi, les gars perdaient le contrôle. Moi, tout ce que je voulais, c'était un trou pour passer.»
Écoutez l'intégral de cette entrevue via l'extrait audio ci-joint.
Serge Forgues/Corus Sports
Véronique Gauthier / Corus Interactif
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