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Chavez appelle les FARC à mettre fin à la lutte armée

International | Dimanche 08 jun 2008 | 21:27

Chavez appelle les FARC à mettre fin à la lutte armée

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ASSOCIATED PRESS

CARACAS - Le président du Venezuela Hugo Chavez a invité dimanche les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la principale guérilla colombienne, a rendre les armes, libérer leurs nombreux otages sans contrepartie et mettre fin à la lutte armée qui les oppose à Bogota depuis des décennies.

Dans son message, Hugo Chavez, qui fait montre d'un ton inhabituellement ferme à l'encontre des FARC, explique que les efforts continus des rebelles pour renverser le gouvernement colombien, élu démocratiquement, ne se justifient pas.

"La guérilla relève de l'histoire ancienne", a déclaré le président vénézuélien dans un discours retransmis chaque semaine à la télévision et à la radio. "Un mouvement de guérilleros armés n'a plus sa place dans l'Amérique latine d'aujourd'hui".

Ces propos sont inattendus de la part d'Hugo Chavez, qui, un peu plus tôt dans l'année, a appelé les dirigeants du monde à retirer les FARC de leurs listes d'organisations terroristes et proposaient que les guérillas soit reconnues comme des forces légitimes de rébellion.

S'adressant au nouveau chef des FARC Alfonso Cano, Hugo Chavez a estimé "que le temps est venu de libérer les otages que vous détenez. Ce serait un formidable geste humanitaire. Sans contrepartie".

Les rebelles ont fait savoir par le passé qu'ils étaient à relâcher des otages, parmi lesquels la franco-colombienne Ingrid Betancourt, en échange de la libération de guérilleros, détenus à Bogota.

La Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB) a estimé dans un communiqué que "l'appel du président Chavez va dans la bonne direction, et apporte un nouvel espoir à toutes les familles de séquestrés".

"Il est spécialement important que cet appel ait été lancé par une personnalité dont on sait qu'elle jouit du respect des dirigeants de la guérillas", note la FICIB, appelant Alfonso Cano et les membres du secrétariat des FARC à "faire un geste fort en libérant leurs otages, en priorité celles et ceux dont l'état de santé est le plus préoccupant".

Selon les dernière nouvelles, Ingrid Betancourt serait très affaiblie.

Le gouvernement colombien évalue à 700 le nombre de personnes enlevées et séquestrées par les FARC, certaines pour des raisons politiques, d'autres en vue d'obtenir des rançons.

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